Biographie

Né le 16 Juin 1962 à Bazas
Marié, père de deux enfants nés en 1994 et 1996

 

Une enfance modeste

Jean-Luc GLEYZE est issu d'un milieu modeste. Sa mère était ouvrière dans une scierie, et son père travaillait dans la même entreprise en qualité de transporteur de bois. Il a ainsi vécu son enfance et sa jeunesse dans une petite cité ouvrière de quelques maisons à Captieux. Il a deux sœurs plus âgées que lui,née en 1946, et en 1948.

 

Le temps des études secondaires

Scolarisé au sein de l'école publique de Captieux en maternelle et primaire, il intègre ensuite le collège public Ausone de Bazas, dans une époque où les classes de niveaux étaient de mise. En 4ème, il fera partie de cette génération d'élèves qui quitteront les « préfabriqués » du vieux « C.E.S » pour intégrer un collège flambant neuf. Hasard du sort, il deviendra Président du Conseil Départemental alors que le dossier de rénovation de ce même collège sera mis en œuvre, en 2015.

L'orientation en fin de 3ème, après obtention du Brevet des Collèges, l'amène contre son gré à intégrer une 2nde C, à prédominance scientifique. Désireux de rejoindre plutôt une filière littéraire, il obtient une orientation en 1ère A2 littéraire, qu'il poursuivra en Terminale.

Il décroche en 1980 un Baccalauréat avec mention AB, qu'il passe notamment avec une option occitan. Au hasard des propositions, il parvient à entrer à Sciences Po Bordeaux.

 

Etudes supérieures

En résidence étudiante sur le campus, il suit ainsi sa 1ère année à l'I.E.P. Il découvre des sujets qui ne l'ont jusqu'alors pas passionné, et qui ne sont aucunement révélateurs d'une passion nouvelle. Il lui est conseillé de suivre parallèlement une 1ère année de Droit.

Il réussit sa 1ère année de Droit, sans grande conviction et décide d’arrêter Sciences Po.

Parvenu en 2nde année, âgé de 21 ans, il prend la décision d’arrêter ses études pour travailler et pouvoir gagner sa vie. Ses études ne le captivent pas, et ses parents font d'importants efforts financiers pour assumer le loyer Gironde Habitat de son petit appartement à Pessac Alouette.

Ayant travaillé durant ses années de secondaire, puis de supérieur, au sein de la Mairie de Captieux pour élaborer manuellement quittances d'eau et permis de chasser, c'est naturellement vers Jean SANGO, secrétaire de Mairie et Conseiller Général, et Marc LALANNE, Maire, qu'il se dirige.

 

L'apprentissage des collectivités locales

Il apprend ainsi le métier de fonctionnaire territorial par la base. Dossiers administratifs communaux, RH, budgets, l'apprentissage lui permet de découvrir la totalité des champs de l'activité municipale.

Le décès brutal de Jean SANGO, le 1er Janvier 1990, d'une crise cardiaque, l'amène à prendre sa succession comme secrétaire de mairie. Devenu titulaire du diplôme correspondant, il assure ainsi la gestion de l'ensemble des services municipaux : commune, CCAS, régie des eaux et d'assainissement, syndicat intercommunal d'ambulances. C'est aussi le moment de son engagement politique : par respect pour Jean SANGO, qu'il considère son mentor, il adhère au Parti Socialiste, dont il partage les valeurs.

Lauréat cette même année du concours d'attaché territorial, il participe, dans le cadre de sa formation initiale, à une étude à Linköping en Suède sur l'impact d'une éventuelle intégration dans l'U.E. des institutions locales, notamment dans le domaine de l'enfance et des affaires scolaires.

A l'aube des années 2000, dans le cadre de la constitution des premières communautés de communes, il est le référent technique de la création de la CdC Captieux / Grignols, aux côtés des conseillers généraux Marc LALANNE et Yvon LE YONDRE.

Il en prendra la direction à mi-temps au 1er Janvier 2001, en parallèle de son emploi de Directeur Général des Services à la Mairie de Captieux. C'est une période d'implication intense, qui permet de mettre sur les rails l'ensemble des services communautaires issus des communes ou d'associations : enfance et jeunesse, ordures ménagères, voirie, etc...

 

L'accession au département

Marc LALANNE lui propose en 2004 de prendre sa succession en qualité de Conseiller Général : il l'accepte, cesse son activité de directeur de la CdC, et remporte l'élection au 1er tour avec 60,57% des voix, face à 6 candidats.

Il intègre l'hémicycle départemental, où lui est proposée la présidence de la commission Economie, qu'il accepte. Il y apprend le fonctionnement de l'institution départementale, et commence à pratiquer les interlocuteurs du domaine économique girondin, sous la houlette du vice-Président Jean TOUZEAU.

Lors du renouvellement de 2008, qui ne concerne pas son canton, Philippe MADRELLE lui propose 2 vice-Présidences, qu'il refuse en raison de leur contenu qui ne lui convient pas. Il en accepte une 3ème, celle de Jean TOUZEAU, autour de l'économie et de l'agriculture.

Il se saisit de cette fonction pour porter des politiques publiques stratégiques dans les domaines relevant de sa délégation : schéma départemental des zones d'activités, des énergies renouvelables, mise en place de conférences territoriales avec les acteurs professionnels (viticulture, sylviculture), développement des circuits courts, notamment dans la restauration collective.

Il lance une démarche unique en France autour de la régulation de l'urbanisme commercial : les ODAC33 (Orientations Départementales d'Aménagement Commercial de la Gironde), qui amène enseignes commerciales et élus locaux à dialoguer ensemble, pour aboutir à un document partagé qui modifiera le regard porté par la collectivité sur cette question. Pourtant, à l'origine, la plupart de ses collègues sont opposés à la démarche : le rapport final sera voté à l'unanimité moins une voix.

Il témoigne également à Bruxelles d'une action novatrice, celle d'un Centre de Ressources des Groupements d'Employeurs (CRGE) constitué en Gironde à l'initiative du Département, qui constitue une première en Europe.

 

Crise municipale et consolidation cantonale

Les élections municipales de 2008 ont entrainé un changement de Maire sur la commune de Captieux. La mésentente du nouveau Maire et de son DGS s'envenime au fil des mois.Il part en septembre 2009 à Lormont diriger le SIVU Petite Enfance Cenon-Lormont.

Il passe ainsi d'un canton rural où il a toujours vécu à une zone urbaine sensible. Changement radical, au cours duquel il fait l'apprentissage sur le terrain des réalités des zones urbaines sensibles : précarité, multiculturalité, accompagnement social, soutien à la parentalité...

En 2010, Alain ROUSSET lui propose d'intégrer sa liste aux Elections Régionales. Il refuse, à la fois par attachement pour son mandat cantonal et en raison de sa divergence avec le Président de la Région concernant le dossier de LGV Bordeaux / Espagne.

Nouvelle élection cantonale en 2011, qu'il remporte avec 81,24% des voix, face à 4 candidats. Sa vice-présidence est chargée en plus du tourisme, qu'il ne souhaitait pas. Il s'en saisit néanmoins, met en place une conférence sur l'oenotourisme, se rend sur le terrain pour des rencontres territoriales, et permet l'aboutissement des Routes du Vin en Graves et Sauternes. Il commence également à faire émerger les prémices d'un schéma départemental du tourisme fluvial.

 

Le destion inattendu de la Présidence

En mars 2014, il choisit de mener une liste aux Municipales à Captieux. Il bat ainsi l'ancien Maire au 1er tour avec 74,59 % des voix. Dans les débats nationaux, il est alors question que les Départements soient supprimés de la carte administrative française.

Pourtant, quelques mois plus tard, dans le cadre de la réforme territoriale, il voit son canton de Captieux (2.300 habitants) se transformer en canton Sud-Gironde (39.000 habitants). Désormais, c'est un binôme de conseillers départementaux qui doit se présenter : il fait la paire avec sa collègue Isabelle DEXPERT, conseillère générale du canton de Villandraut, dont les chemins se côtoient depuis 2004.

Comme la Gironde qui fait partie des départements a priori à risque pour la Gauche, le canton est scruté à la loupe, car il peut être potentiellement perdu face à 2 poids-lourds locaux, l'un UMP, l'autre PC. Le binôme DEXPERT / GLEYZE l'emporte au second tour avec 60,10% des voix.

Le jeudi précédant le 2nd tour, la presse annonce que Jean-Luc GLEYZE succèdera à Philippe MADRELLE si la Gauche l'emporte en Gironde. Ce sera en effet le cas le 2 avril 2015 : l'ancien fils d'ouvriers, autodidacte, accède au perchoir de l'hémicycle départemental. Ancien conseiller général du canton le moins peuplé de Gironde, il devient le Président du plus grand département de France. Il quitte dans le même temps son mandat de Maire.

 

Un homme de dossiers, un homme de terrain

S'il partage les valeurs historiques du Parti Socialiste, s'il croit dans l'action de terrain des militants, il considère avec méfiance les jeux de pouvoirs internes, et critique la division des courants, facteur de démembrement du Parti dans ses périodes difficiles. Il privilégie les dossiers et le terrain.

C'est ainsi qu'il portera sur son canton des dossiers d'envergure: EHPAD, zone d'activité « Ecopôle », implantation d'activités économiques, circuits courts en restauration scolaire, SESSAD Autisme, création d'un lac de loisirs à partir d'une gravière autoroutière, ou accueil de personnes handicapées vieillissantes.

Parmi ses dossiers emblématiques figurent également ceux des grandes infrastructures : mobilisé dans les négociations avec le concessionnaire de l'A65 pour obtenir des retombées sur le territoire, il sera un farouche opposant du projet de LGV Bordeaux-Toulouse / Bordeaux-Espagne, qui impacte fortement son canton.

Son engagement de terrain se traduit ainsi au delà de l'institution départementale elle-même : c'est ainsi qu'il sera Président de la SEM Route des Lasers, vice-président du Pays et du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne. Il s’investit par ailleurs dans des associations capsylvaines est membre actif de la troupe de théâtre du Groupement Laïque, secrétaire de Renouveau et Traditions, et vice-président de l'ESAT de la Haute-Lande.

Article publié le : 20/01/2016

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